Née à Levallois-Perret en 1901, Maryse Hilsz fut l'une des plus grandes aviatrices françaises de l'entre-deux-guerres et détentrice du record du monde féminin d'altitude.
Marie-Antoinette Hilsz, dite Maryse, voit le jour le 7 mars 1901 à Levallois-Perret, dans une famille d'origine alsacienne modeste. La mort prématurée de son père l'oblige à quitter l'école pour travailler avec sa mère dans un atelier de couture, où elle devient modiste.
Tout bascule en 1924. Sans être jamais montée dans un avion, elle s'inscrit à un concours de saut en parachute. La révélation est immédiate : elle enchaîne plus de cent sauts d'exhibition pour financer elle-même son brevet de pilote, qui lui est décerné le 21 avril 1930.
Contemporaine de Maryse Bastié, elle s'impose comme une aviatrice hors pair. Au cours des années 1930, elle enchaîne les grands raids, reliant notamment Paris à Saïgon et Paris à Tokyo. Le 23 juin 1936, elle établit le record du monde féminin d'altitude à 14 310 mètres sur un avion Potez — une performance qui dépasse alors le record détenu par les pilotes masculins français. Ces exploits lui valent d'être faite officier de la Légion d'honneur et de recevoir la Médaille de l'Aéronautique.
Quand la guerre éclate, Maryse Hilsz s'engage dans la Résistance. À la Libération, elle intègre le Groupe de liaisons aériennes ministérielles au sein de l'Armée de l'air, avec le grade de sous-lieutenant.
Le 30 janvier 1946, à 44 ans, elle disparaît dans un accident d'avion : le Siebel Si 204 qu'elle pilotait de Villacoublay à Marignane se brise en vol au-dessus du hameau du Moulin-des-Ponts, à Bény (Ain). Elle périt aux côtés de trois autres officiers. Son corps est ramené à Levallois-Perret, où elle repose au cimetière municipal, à quelques pas de Gustave Eiffel et de Théophile Ferré.
Photo : ACME Newspictures, domaine public, via Wikimedia Commons.
