Jean Bérenger (1767-1850) est un homme politique et haut fonctionnaire de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. Son nom reste attaché à Levallois-Perret par le domaine de la Planchette, dont il fut propriétaire et qui a donné naissance à l'actuel parc de la Planchette, l'un des grands espaces verts de la ville.
Un enfant de l'Isère devenu haut dignitaire
Jean Bérenger naît le 8 avril 1767 à Tréminis, près de Mens, dans le Dauphiné (aujourd'hui l'Isère). Il est le fils du pasteur Jean Bérenger, dit « Colombe », l'une des grandes figures du protestantisme clandestin : ministre « au désert », il exerça son ministère dans la clandestinité pendant plus de quarante ans, au temps où le culte réformé était interdit.
Formé à la médecine, le jeune Bérenger se tourne rapidement vers la vie publique à la faveur de la Révolution.
Une carrière politique sous la Révolution et l'Empire
Élu au Conseil des Cinq-Cents (11 avril 1797 - 26 décembre 1799), il siège ensuite comme président du Tribunat au printemps 1800. Devenu conseiller d'État, il participe à l'organisation administrative du Consulat et de l'Empire. Napoléon le fait comte.
Sa carrière se poursuit sous la monarchie de Juillet : il est nommé pair de France le 11 octobre 1832, fonction qu'il occupe jusqu'en février 1848. Il est également grand officier de la Légion d'honneur.
Le lien avec Levallois-Perret
Jean Bérenger fut propriétaire du domaine de la Planchette, une vaste propriété située sur le territoire qui allait devenir Levallois-Perret. Ce domaine est à l'origine du parc de la Planchette, aujourd'hui l'un des principaux jardins publics de la commune. C'est ce lien foncier qui inscrit durablement son nom dans l'histoire locale.
Fin de vie
Jean Bérenger meurt le 4 avril 1850 à Saint-Germain-en-Laye, à l'âge de 82 ans. Il est inhumé à Mens, dans son Dauphiné natal.
Portrait : « Le comte Bérenger au Conseil d'État » (1767-1850), domaine public (Wikimedia Commons).